Question d’être bien hip et au-devant de la vague, j’ai écouté Tout le monde en parle hier. Ben le début. L’entrevue avec François Avard. Pas vraiment beau, Avard, mais je dois avouer que son suit Dubuc le rendait plus que regardable.

Mais c’est pas de ça que je veux parler. Je veux revenir sur son commentaire à propos des chroniqueurs qui sont obligés de pondre des textes même les jours où il se passe pas grand chose, même les jours où ils ont rien d’intéressant à dire. Je suis tellement trop d’accord. Stéphane Laporte, une fois par année, ça serait assez.
Mais en même temps, le problème est plus compliqué que ça. Parce que même le plus inspiré des columnists, il a ses moments creux, il a ses pannes. Et des fois Foglia publie un texte sur la neige. Ça arrive. Je crois pas qu’il devrait écrire moins souvent pour autant.
Non, c’est pas tant la fréquence à laquelle certains chroniqueurs doivent écrire qui est problématique que la prolifération de la chronique elle-même. Y’a combien de chroniqueurs à La Presse, 15? Fucking ridicule. Être columnist, c’est une vocation. Certaines personnes devraient se contenter d’être journalistes. Yes, I’m talking to you, Patrick Lagacé. Et l’autre là, Boisvert. D’excellents journalistes qui se putifient et s’abrutissent à écrire sur tout et rien. Sur leurs blogues, bon je peux comprendre. À la télé aussi, c’est différent (tant que la chronique ne s’immisce pas dans les émissions de nouvelles *coughDeniseBombardiercough*). Et même dans les hebdos culturels, ça s’y prête plus. Mais dans mon quotidien du matin, j’en ai RIEN À FAIRE que Marie-Claude Lortie soit allée glisser avec ses enfants en fin de semaine. On donne de l’espace à des nullos pour dire n’importe quoi alors que câline y’aurait tellement de choses sur quoi faire des reportages! Tenez, vendredi, il y a eu un super événement au Y organisé par des filles de Concordia et de l’UQÀM appelé “BACK OFF!“. Crisse, même pas une colonne, une petite mention quelque part, rien. On préfère lire les inepties de chose. Pfft.
En somme, le problème avec les grands quotidiens est le suivant: trop d’opinion, pas assez de nouvelles.
Et voilà. Tout est réglé.